Hier soir, je monte sur ma machine elliptique, démarre mon moniteur cardiaque, place l'étui de mon Ipod autour de mon bras (ouaip, s'entraîner, c'est un truc high tech par chez nous) et là j'hésite...
- Qu'est-ce que j'écouterais bien? dis-je à haute voix en regardant ma liste de morceaux disponibles.
- Du Blur! me lance mon chum.
- Euh, j'en ai pas de ça. Je devrais? Ça a du beat?
Note au lecteur ici : la musique que j'écoute pendant l'entraînement sert, principalement, à couvrir les grincements inévitables des pièces mécaniques en mouvement et, secondairement, à m'aider à maintenir un rythme cardiaque élevé.
Mon chum, découragé, comme souvent, de mon inculture musicale, me répond :
- T'as pas de Blur? T'as-tu quelque chose sur ton Ipod?
- Dans les "B" j'ai Bryan Adams...
- Pfffff!
Éloquent ce "pffff"! J'ai tout de suite compris que ça voulait dire "musique de matante" :p
J'me suis finalement entraînée en écoutant Garbage. Et sans demander à mon chum ce qu'il en pensait!
vendredi 25 mai 2012
jeudi 24 mai 2012
Yukonnaise de Mylène Gilbert-Dumas
Bon, parlons d'autre chose un moment... (je vous ai entendus là, ceux qui ont soupiré de soulagement! ;)
Je viens de terminer Yukonnaise, le dernier bouquin de Mylène Gilbert-Dumas, dont j'avais déjà lu L'escapade sans retour de Sophie Parent (ainsi que quelques-uns de ses romans historiques, il y a longtemps). Le résumé est le suivant :
Béatrice, écrivaine en mal d'inspiration, arrive au Yukon avec l'espoir d'y trouver le sujet de son prochain roman. Sur la route qui relie Whitehorse à Dawson City, elle prend une femme en auto-stop et réalise très vite qu'il s'agit d'Isabelle St-Martin, une esthéticienne dont elle a déjà été la cliente. Mais la Yukonnaise qui occupe le siège du passager n'a plus rien de la Québécoise superficielle qu'elle a connue autrefois. Au fil des conversations, Béatrice découvre l'histoire d'une jeune femme que tout le monde croyait fragile et qui pourtant a réussi à s'émanciper des cadres préétablis pour refaire sa vie au Yukon.
Bon, là vous devez sans doute vous dire que le coup de l'écrivain en mal d'inspiration qui raconte ensuite au "je" les aventures d'une personne fascinante qu'il rencontre, on vous l'a déjà fait...
Oui, c'est vrai. Mais.
Mais l'univers où Mylène Gilbert-Dumas nous entraîne avec ce roman, vous ne l'avez probablement jamais visité. En tout cas, moi, je ne l'avais jamais lu auparavant. C'est celui du Nord canadien contemporain, là où des gens vivent encore, par choix, sans eau courante ni électricité, là où le soleil ne brille pas de la journée l'hiver, puis refuse de se coucher l'été. Avec ce roman, Mylène nous emmènent dans un pays d'espaces infinis, où personne ne vous regarde de travers si votre tuque ne va pas avec vos mitaines ou si vous essayez de gagner votre vie avec un art ou un autre. On oublie bien vite le personnage de l'écrivaine, pour n'être que fascinés par Isabelle, cette fille si "normale" qui, à trente ans, a été forcée de changer de vie. Et qui l'a fait de la manière la plus radicale possible, sans amertume.
Je me souviens avoir arrêté de lire les romans historiques de Mylène parce que, malgré la plume toute en douceur de cette écrivaine et ses recherches minutieuses, je les trouvais trop sentimentaux. Or, depuis deux livres, Mylène Gilbert-Dumas a bifurqué de genre : elle est passée à ce qu'on pourrait qualifier de chick lit sérieuse, de romans de remise en question. Et cela lui réussi très bien! Évidemment, ce genre de texte est encore plus efficace quand le lecteur (la lectrice, surtout) s'identifie au personnage. Je n'y était pas arrivée pour Sophie Parent, mais, cette fois-ci, ce fut aisé.
À lire si vous êtes une jeune trentenaire éprise de liberté, dégoûtée de la tyrannie du paraître, de la société de consommation, des hausses de tarifs tout azimut... Ouais, finalement, on parlait peut-être pas vraiment d'autre chose. :p
Je viens de terminer Yukonnaise, le dernier bouquin de Mylène Gilbert-Dumas, dont j'avais déjà lu L'escapade sans retour de Sophie Parent (ainsi que quelques-uns de ses romans historiques, il y a longtemps). Le résumé est le suivant :
Béatrice, écrivaine en mal d'inspiration, arrive au Yukon avec l'espoir d'y trouver le sujet de son prochain roman. Sur la route qui relie Whitehorse à Dawson City, elle prend une femme en auto-stop et réalise très vite qu'il s'agit d'Isabelle St-Martin, une esthéticienne dont elle a déjà été la cliente. Mais la Yukonnaise qui occupe le siège du passager n'a plus rien de la Québécoise superficielle qu'elle a connue autrefois. Au fil des conversations, Béatrice découvre l'histoire d'une jeune femme que tout le monde croyait fragile et qui pourtant a réussi à s'émanciper des cadres préétablis pour refaire sa vie au Yukon.
Bon, là vous devez sans doute vous dire que le coup de l'écrivain en mal d'inspiration qui raconte ensuite au "je" les aventures d'une personne fascinante qu'il rencontre, on vous l'a déjà fait...
Oui, c'est vrai. Mais.
Mais l'univers où Mylène Gilbert-Dumas nous entraîne avec ce roman, vous ne l'avez probablement jamais visité. En tout cas, moi, je ne l'avais jamais lu auparavant. C'est celui du Nord canadien contemporain, là où des gens vivent encore, par choix, sans eau courante ni électricité, là où le soleil ne brille pas de la journée l'hiver, puis refuse de se coucher l'été. Avec ce roman, Mylène nous emmènent dans un pays d'espaces infinis, où personne ne vous regarde de travers si votre tuque ne va pas avec vos mitaines ou si vous essayez de gagner votre vie avec un art ou un autre. On oublie bien vite le personnage de l'écrivaine, pour n'être que fascinés par Isabelle, cette fille si "normale" qui, à trente ans, a été forcée de changer de vie. Et qui l'a fait de la manière la plus radicale possible, sans amertume.
Je me souviens avoir arrêté de lire les romans historiques de Mylène parce que, malgré la plume toute en douceur de cette écrivaine et ses recherches minutieuses, je les trouvais trop sentimentaux. Or, depuis deux livres, Mylène Gilbert-Dumas a bifurqué de genre : elle est passée à ce qu'on pourrait qualifier de chick lit sérieuse, de romans de remise en question. Et cela lui réussi très bien! Évidemment, ce genre de texte est encore plus efficace quand le lecteur (la lectrice, surtout) s'identifie au personnage. Je n'y était pas arrivée pour Sophie Parent, mais, cette fois-ci, ce fut aisé.
À lire si vous êtes une jeune trentenaire éprise de liberté, dégoûtée de la tyrannie du paraître, de la société de consommation, des hausses de tarifs tout azimut... Ouais, finalement, on parlait peut-être pas vraiment d'autre chose. :p
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Lecture
mercredi 23 mai 2012
Une tite madame
Lors d'une manifestation à laquelle je participais pendant que j'étais étudiante, je me souviens d'avoir vu, un jour, une tite madame quitter les rangs des badauds qui nous observaient et venir marcher parmi nous. Elle avait l'air déplacée, avec ses talons hauts et son tailleur au milieu de nos jeans et de nos espadrilles. Visiblement, elle sortait du boulot et elle prenait le temps de venir nous appuyer. On l'avait applaudie.
Hier, à la sortie du travail, j'ai consulté l'itinéraire de la gigantesque manif en cours. Ils étaient sur René-Lévesque, tout près. Dès que j'ai mis le nez dehors, j'ai entendu les hélicoptères. Qui, à cette distance de la manif, faisaient d'ailleurs plus de bruit que les manifestants. Je me suis dépêchée et j'ai rejoint le cortège.
Quand je me suis glissée parmi la foule qui avançait sur René-Lévesque, bord à bord de la chaussée dans les deux sens, j'ai entendu des cris et des applaudissements. J'ai regardé autour de moi et j'ai vu une dizaine d'étudiantes en jeans qui m'adressaient des bravos, des applaudissements et des grands sourires, pouce levé. C'était à mon tour d'être la tite madame.
Je les ai suivies un temps. Leur pancarte dénonçait la loi 78. Leurs propos aussi. "La loi spéciale on s'en câlisse", c'est pas très recherché comme slogan, mais ça se scande bien. Je les ai quittées quand une odeur suspecte s'est répandue autour d'elles. Pas du gaz de poivre, non, mais plutôt de la bonne vieille marie-jeanne. J'avais pas le goût de sentir le pot dans l'autobus du retour.
J'ai avancé un peu plus vite, pour remonter vers la tête de la manif. Ça m'a permis de croiser un gars habillé en arbitre dont la pancarte donnait une pénalité à Charest pour anti-démocratie, quelques ados qui portaient des masques à l'arrière de leur tête pour faire un pied-de-nez au nouveau règlement, des papas avec leurs bambins sur les épaules...
En tout, j'ai marché à peu près une heure. Je n'ai jamais vu ni le début, ni la fin du cortège. Il y avait vraiment beaucoup de monde. J'ai quitté parce que mes pieds, pas chaussés pour l'occasion, protestaient.
Je vais garder des chaussures de marche dans mon tiroir de bureau désormais. Si l'occasion se représente, je serai parée. Prête à apporter ma pierre à l'édifice.
Je n'aurais pas marché contre la hausse. La hausse, pour moi, n'a toujours été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Les étudiants s'y sont opposés un peu par réflexe militant. Mais ils se sont mobilisés mieux que toutes les dernières générations d'étudiants. Ils ont occupés l'espace public, défilé pacifiquement... Et on les a ignorés. Ignorés comme jamais les militants de ma génération ne l'ont été. Ridiculisés, méprisés.
Et, finalement, on a créé une loi spéciale pour les museler. Pour dénoncer cette loi, ça valait la peine que j'aille marcher hier, ne serait-ce qu'une heure. Quitte à être la tite madame d'une nouvelle génération! ;) (Au moins, j'étais pas la seule)
Hier, à la sortie du travail, j'ai consulté l'itinéraire de la gigantesque manif en cours. Ils étaient sur René-Lévesque, tout près. Dès que j'ai mis le nez dehors, j'ai entendu les hélicoptères. Qui, à cette distance de la manif, faisaient d'ailleurs plus de bruit que les manifestants. Je me suis dépêchée et j'ai rejoint le cortège.
Quand je me suis glissée parmi la foule qui avançait sur René-Lévesque, bord à bord de la chaussée dans les deux sens, j'ai entendu des cris et des applaudissements. J'ai regardé autour de moi et j'ai vu une dizaine d'étudiantes en jeans qui m'adressaient des bravos, des applaudissements et des grands sourires, pouce levé. C'était à mon tour d'être la tite madame.
Je les ai suivies un temps. Leur pancarte dénonçait la loi 78. Leurs propos aussi. "La loi spéciale on s'en câlisse", c'est pas très recherché comme slogan, mais ça se scande bien. Je les ai quittées quand une odeur suspecte s'est répandue autour d'elles. Pas du gaz de poivre, non, mais plutôt de la bonne vieille marie-jeanne. J'avais pas le goût de sentir le pot dans l'autobus du retour.
J'ai avancé un peu plus vite, pour remonter vers la tête de la manif. Ça m'a permis de croiser un gars habillé en arbitre dont la pancarte donnait une pénalité à Charest pour anti-démocratie, quelques ados qui portaient des masques à l'arrière de leur tête pour faire un pied-de-nez au nouveau règlement, des papas avec leurs bambins sur les épaules...
En tout, j'ai marché à peu près une heure. Je n'ai jamais vu ni le début, ni la fin du cortège. Il y avait vraiment beaucoup de monde. J'ai quitté parce que mes pieds, pas chaussés pour l'occasion, protestaient.
Je vais garder des chaussures de marche dans mon tiroir de bureau désormais. Si l'occasion se représente, je serai parée. Prête à apporter ma pierre à l'édifice.
Je n'aurais pas marché contre la hausse. La hausse, pour moi, n'a toujours été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Les étudiants s'y sont opposés un peu par réflexe militant. Mais ils se sont mobilisés mieux que toutes les dernières générations d'étudiants. Ils ont occupés l'espace public, défilé pacifiquement... Et on les a ignorés. Ignorés comme jamais les militants de ma génération ne l'ont été. Ridiculisés, méprisés.
Et, finalement, on a créé une loi spéciale pour les museler. Pour dénoncer cette loi, ça valait la peine que j'aille marcher hier, ne serait-ce qu'une heure. Quitte à être la tite madame d'une nouvelle génération! ;) (Au moins, j'étais pas la seule)
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Actualité
mardi 22 mai 2012
L'historienne a pris le dessus
Dans les moments de grande douleur personnelle, j'écris, j'écris, j'écris.
Mais je viens de découvrir que dans les moments d'incertitude politique, l'historienne prend le dessus. Et l'historienne ne veut pas écrire. Elle veut se coller 24 heures par jour sur les sites de nouvelles. Elle veut étudier les précédents, peser les résultats des sondages, les détails des discours. Faire ses prédictions.
Et trembler devant les résultats.
Mais je viens de découvrir que dans les moments d'incertitude politique, l'historienne prend le dessus. Et l'historienne ne veut pas écrire. Elle veut se coller 24 heures par jour sur les sites de nouvelles. Elle veut étudier les précédents, peser les résultats des sondages, les détails des discours. Faire ses prédictions.
Et trembler devant les résultats.
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Idée d'historienne
lundi 21 mai 2012
Journée nationale des Patriotes
Quand la fête de Dollard est devenue la Journée nationale des Patriotes, je me suis demandé : "pourquoi?".
La révolte des patriotes, c'est l'histoire d'un petit groupe de gens qui ont pris les armes et semé le grabuge dans l'espoir d'obtenir une nouvelle société. On ne les a pas écoutés. Une bonne partie de la population ne les appuyait pas. On les a arrêtés. Certains furent pendus. Oui, leur mouvement de révolte a valu au Québec des compromis et des changements, mais ce fut un chemin long et pénible, pas nécessairement de ceux qu'on veut célébrer.
Aujourd'hui, je connais la réponse à ma question : "parce que".
La révolte des patriotes, c'est l'histoire d'un petit groupe de gens qui ont pris les armes et semé le grabuge dans l'espoir d'obtenir une nouvelle société. On ne les a pas écoutés. Une bonne partie de la population ne les appuyait pas. On les a arrêtés. Certains furent pendus. Oui, leur mouvement de révolte a valu au Québec des compromis et des changements, mais ce fut un chemin long et pénible, pas nécessairement de ceux qu'on veut célébrer.
Aujourd'hui, je connais la réponse à ma question : "parce que".
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Idée d'historienne
vendredi 18 mai 2012
Comment peut-on
Comment peut-on faire confiance à un premier ministre qui dit qu'une loi spéciale n'est pas envisagée, alors qu'il est en train d'en rédiger une?
Comment peut-on changer un système quand se présenter aux élections demande plus de temps et d'argent qu'un simple citoyen ne peut en réunir?
Comment peut-on se croire en démocratie quand, entre deux élections, il n'y a aucun moyen de bloquer une décisions des élus ou de forcer la tenue d'un nouveau suffrage?
Comment peut-on brimer le droit de manifester et prétendre que la société est encore libre?
Comment peut-on rêver demain quand aujourd'hui vire au cauchemar?
Comment peut-on changer un système quand se présenter aux élections demande plus de temps et d'argent qu'un simple citoyen ne peut en réunir?
Comment peut-on se croire en démocratie quand, entre deux élections, il n'y a aucun moyen de bloquer une décisions des élus ou de forcer la tenue d'un nouveau suffrage?
Comment peut-on brimer le droit de manifester et prétendre que la société est encore libre?
Comment peut-on rêver demain quand aujourd'hui vire au cauchemar?
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Tout et rien
jeudi 17 mai 2012
Personnalités multiples
J'ai l'impression de souffrir de personnalités multiples ces temps-ci...
La travailleuse en moi est fatiguée des retombées du conflit; l'ex-collègue de profs et d'étudiants s'inquiète pour ses amis; la citoyenne est fâchée contre le gouvernement qui n'arrive pas à régler le problème et la police qui joue de la matraque; l'historienne est en maudit de voir que le gouvernement ne réalise pas l'ampleur du problème et que personne ne paraît se rappeler que les mouvements étudiants, c'est comme les canaris dans les mines, ça annonce les problèmes; la jeune grano a le goût d'aller gueuler avec les manifestants; la lectrice de journaux remarque que si le débat a quitté le terrain des droits de scolarité et que les manifestants tiennent maintenant un discours anticapitaliste, ça veut ptêt dire qu'il est temps d'écouter ce qu'ils disent et d'organiser un nouveau projet de société; la blogueuse aimerait pouvoir changer de sujet...
... mais l'écrivaine trouve le moyen de retirer du positif de la situation. Crise sociale en direct, crainte de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, affrontements brutaux, odeur de gaz de poivre... D'habitude, faut aller visiter des pays lointains pour vivre ce genre d'expérience. Le gouvernement a beau marteler le fait que les actions actuelles sont le fruit d'une minorité de gens, c'est quand la dernière fois que vous avez vu une minorité s'organiser et foutre le bordel de même à Montréal?
Allez, la réponse est facile. Un mois, une année. C'est pas encore aussi grave. Mais ça regarde mal.
La travailleuse en moi est fatiguée des retombées du conflit; l'ex-collègue de profs et d'étudiants s'inquiète pour ses amis; la citoyenne est fâchée contre le gouvernement qui n'arrive pas à régler le problème et la police qui joue de la matraque; l'historienne est en maudit de voir que le gouvernement ne réalise pas l'ampleur du problème et que personne ne paraît se rappeler que les mouvements étudiants, c'est comme les canaris dans les mines, ça annonce les problèmes; la jeune grano a le goût d'aller gueuler avec les manifestants; la lectrice de journaux remarque que si le débat a quitté le terrain des droits de scolarité et que les manifestants tiennent maintenant un discours anticapitaliste, ça veut ptêt dire qu'il est temps d'écouter ce qu'ils disent et d'organiser un nouveau projet de société; la blogueuse aimerait pouvoir changer de sujet...
... mais l'écrivaine trouve le moyen de retirer du positif de la situation. Crise sociale en direct, crainte de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, affrontements brutaux, odeur de gaz de poivre... D'habitude, faut aller visiter des pays lointains pour vivre ce genre d'expérience. Le gouvernement a beau marteler le fait que les actions actuelles sont le fruit d'une minorité de gens, c'est quand la dernière fois que vous avez vu une minorité s'organiser et foutre le bordel de même à Montréal?
Allez, la réponse est facile. Un mois, une année. C'est pas encore aussi grave. Mais ça regarde mal.
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