Bonne Année 2010 à tous! :)
Faisons une pause de musique de Noël le temps que je vous fasse part de mes résolutions pour l'année à venir (comme ça, ça va être plus dur de pas les tenir).
Alors en gros, en 2010, je promets de...
Ne pas arrêter d'écrire.
Voilà, c'est dit. J'y suis tenue maintenant. :)
(Ça a peut-être l'air d'une résolution facile, mais je n'ai pas écrit de l'année 2008, trop prise par mon travail d'enseignante. Ça a d'ailleurs contribué à me faire abandonner ce foutu boulot. Adjointe juridique, c'est moins payant et moins prestigieux, mais ça me laisse du temps et de la ressource pour écrire).
On repart en musique, avec une ptite toune traditionnelle que j'aime particulièrement, parce que les paroles ont l'air complètement psychédélique, mais quand on les lit attentivement, elles sont loin d'être innocentes! ;)
Sur mon chemin j'ai rencontré
Ferme donc ta yeule, laisse-moi donc chanter
Trois cavaliers forts bien montés
Touche-y haut, touches-y bas,
Touchez-y, touchez-y pas
Laissez-ça là, M'man veux pas
J'me divire de bord pis je r'touche encore
J'ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J'ai vu le loup, le renard passer
Trois cavaliers forts bien montés
Ferme donc ta yeule, laisse-moi donc chanter
Deux à cheval et pis l'autre à pied
Touche-y haut, touches-y bas,
Touchez-y, touchez-y pas
Laissez-ça là, M'man veux pas
J'me divire de bord pis je r'touche encore
J'ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J'ai vu le loup, le renard passer
Celui à pied m'a demandé
Ferme donc ta yeule, laisse-moi donc chanter
Dis-moi la belle où allons-nous coucher
Touche-y haut, touches-y bas,
Touchez-y, touchez-y pas
Laissez-ça là, M'man veux pas
J'me divire de bord pis je r'touche encore
J'ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J'ai vu le loup, le renard passer
Tu coucheras au poulailler
Ferme-donc ta yeule, laisse-moi donc chanter
Avec une poule à tes côtés
Touche-y haut, touches-y bas,
Touchez-y, touchez-y pas
Laissez-ça là, M'man veux pas
J'me divire de bord pis je r'touche encore
J'ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J'ai vu le loup, le renard passer
J'ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J'ai vu le loup, le renard passer!
vendredi 1 janvier 2010
mercredi 23 décembre 2009
En raison des vacances des fêtes...
par
Gen
En raison des vacances des Fêtes, partys de famille, corvées de popotte, lendemains de veille pénibles et autres occupations traditionnelles, ce blog sera en pause du 23 décembre au 3 janvier.
Je souhaite un Joyeux Noël et une Bonne Année à tous mes lecteurs!
D'ici à mon retour, ce blog diffusera de la musique de Noël...
Sur le long chemin, tout blanc de neige blanche
Un vieux monsieur s'avance, avec sa canne dans la main
Et tout là-haut le vent, qui siffle dans les branches
Lui souffle la romance, qu'il chantait petit enfant
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier!
Et le vieux monsieur, descend vers le village
C'est l'heure où tout est calme, où l'ombre danse au coin du feu
Mais dans chaque maison, il flotte un air de fête
Partout la table est prête et l'on entend la même chanson.
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier!
Joyeux, joyeux Noël
Aux milles bougies
Quand chantent vers le ciel
Les cloches de la nuit
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère!
Je souhaite un Joyeux Noël et une Bonne Année à tous mes lecteurs!
D'ici à mon retour, ce blog diffusera de la musique de Noël...
Sur le long chemin, tout blanc de neige blanche
Un vieux monsieur s'avance, avec sa canne dans la main
Et tout là-haut le vent, qui siffle dans les branches
Lui souffle la romance, qu'il chantait petit enfant
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier!
Et le vieux monsieur, descend vers le village
C'est l'heure où tout est calme, où l'ombre danse au coin du feu
Mais dans chaque maison, il flotte un air de fête
Partout la table est prête et l'on entend la même chanson.
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier!
Joyeux, joyeux Noël
Aux milles bougies
Quand chantent vers le ciel
Les cloches de la nuit
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh! Vive le vent, vive le vent,
Vive le vent d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère!
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Tout et rien
mardi 22 décembre 2009
Joyeux Noël païen!
par
Gen
Bon, histoire de maintenir la tradition amorcée avec l'Halloween, voilà un petit résumé, pour ceux que ça intéresse, sur l'histoire de Noël. (Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter l'an prochain à ces mêmes dates?)
La célébration d'une grande fête à la fin décembre ne date pas du christianisme. En effet, plusieurs peuples antiques, dont les Celtes et les orientaux adorateurs de Mythra, tenaient une fête aux environs du solstice d'hiver (autour du 21 décembre) pour célébrer le retour du soleil après la nuit la plus longue de l'année. C'était donc une fête de la naissance et de la renaissance, une célébration de la lumière et de la vie.
Comme avec d'autres fêtes païenne, la date sera récupérée plus tard (au 4e siècle en fait) par les Chrétiens qui décidèrent d'en profiter pour fêter la naissance du Christ (ce qui permettait de suggérer, mine de rien, que le fils de Dieu remplaçait les anciennes divinités solaires). Fait amusant : en même temps que la fête les Chrétiens récupéreront une erreur commise par un astronome romain, qui avait fixé tous les débuts de saison à des dates décalées de deux ou trois jours. Ils voulaient fêter Noël le jour du solstice d'hiver, où les adeptes de Mythra fêtaient déjà le Sol Invictus ou "soleil invaincu", mais se sont retrouvés à célébrer deux à trois jours en retard. :p
Ces jours-ci, je trouve très amusant de lire un peu partout que Noël a été récupéré par notre société moderne et vidé de son contenu chrétien, car c'est plutôt la christianisation de Noël qui l'a, pendant un temps, dépouillé de son contenu païen et festif. Si on exclut la crèche, la plupart des symboles que l'on associe à un Noël chrétien sont en effet des symboles purement païens.
Le Père Noël, premièrement, est souvent vu soit comme une invention de Coca-cola, soit comme une récupération d'un saint chrétien, mais si vous le regardez attentivement, vous remarquerez qu'il a une binette qui fait pas mal penser à celle de ses lutins. Il y a d'ailleurs un courant de mythologues qui assimilent le Père Noël aux fées et au Petit Peuple des traditions celtiques. Ces êtres surnaturels étaient connus pour donner des bénédictions et des cadeaux à ceux qui leur faisaient des dons de nourriture, particulièrement du lait dont ils étaient friands.
Les décorations de verdure (conifère, gui et houx) sont également un symbole païen, hérité de tous nos ancêtres nordiques (celtes, germains, vikings) qui craignaient de ne jamais voir revenir l'été. Les conifères, le gui et le houx restant verts même au coeur de l'hiver, ils étaient considérés comme des symboles de vie et d'espoir. Dans l'Antiquité, on décorait cependant des arbres vivants. On ne les coupait pas pour les mettre dans les demeures.
Cependant, il est possible que la coutume de l'arbre coupé viennent de la confusion entre l'habitude de décorer un arbre vivant et la tradition de la bûche de Noël. En effet, à l'origine, chez les Celtes et les Germains, la bûche n'était pas un gâteau, mais bien une bûche véritable, qu'on décorait avec soin et qu'on faisait brûler le soir de Noël. On en interprétait les crépitements de façon à prédire l'avenir de la communauté. La flambée devant durer toute la nuit, il n'était pas rare que la bûche en question soit en fait un arbre tout entier.
Finalement, les échanges de cadeaux, quant à eux, ne sont pas non plus une invention des marchands modernes. Pensez-y : les peuples anciens, après avoir passé trois saisons à trimer dans les champs, se retrouvaient, l'hiver venus, calfeutrés dans leurs demeures. C'était donc le moment pour eux de se livrer à l'artisanat (histoire de s'occuper et de ne pas laisser s'échauffer les esprits oisifs). C'est donc l'hiver qu'on échangeait des vêtements fraîchement tissés contre des pots tous neufs ou des outils patiemment façonnés. De plus l'abondance de la récolte récente permettait de préparer des petites douceurs sucrées et de bons plats bien gras, destinés à augmenter les réserves de tous et de les aider à passer à travers les grands froids. Comme les feux de cuisine servaient également de source de chauffage, personne ne se plaignait si le plat du jour devait cuire pendant des heures.
Morale de cette histoire? Si vous désirez évacuer toute connotation chrétienne de votre Noël (pour des raisons personnelles ou d'accommodements raisonnables), notez bien que vous n'avez qu'à ne pas laisser grelotter un bébé sous votre sapin et à vous dispenser de la messe de minuit.
Ajoutez plutôt quelques miniatures de maisons enneigées et reprenez une part de tourtière! :)
(Par contre, côté musique, si vous ne voulez pas entendre parler de Dieu, d'ange ou du Christ, vous allez être plus embêtés...)
Ces jours-ci, je trouve très amusant de lire un peu partout que Noël a été récupéré par notre société moderne et vidé de son contenu chrétien, car c'est plutôt la christianisation de Noël qui l'a, pendant un temps, dépouillé de son contenu païen et festif. Si on exclut la crèche, la plupart des symboles que l'on associe à un Noël chrétien sont en effet des symboles purement païens.
Le Père Noël, premièrement, est souvent vu soit comme une invention de Coca-cola, soit comme une récupération d'un saint chrétien, mais si vous le regardez attentivement, vous remarquerez qu'il a une binette qui fait pas mal penser à celle de ses lutins. Il y a d'ailleurs un courant de mythologues qui assimilent le Père Noël aux fées et au Petit Peuple des traditions celtiques. Ces êtres surnaturels étaient connus pour donner des bénédictions et des cadeaux à ceux qui leur faisaient des dons de nourriture, particulièrement du lait dont ils étaient friands.
Les décorations de verdure (conifère, gui et houx) sont également un symbole païen, hérité de tous nos ancêtres nordiques (celtes, germains, vikings) qui craignaient de ne jamais voir revenir l'été. Les conifères, le gui et le houx restant verts même au coeur de l'hiver, ils étaient considérés comme des symboles de vie et d'espoir. Dans l'Antiquité, on décorait cependant des arbres vivants. On ne les coupait pas pour les mettre dans les demeures.
Cependant, il est possible que la coutume de l'arbre coupé viennent de la confusion entre l'habitude de décorer un arbre vivant et la tradition de la bûche de Noël. En effet, à l'origine, chez les Celtes et les Germains, la bûche n'était pas un gâteau, mais bien une bûche véritable, qu'on décorait avec soin et qu'on faisait brûler le soir de Noël. On en interprétait les crépitements de façon à prédire l'avenir de la communauté. La flambée devant durer toute la nuit, il n'était pas rare que la bûche en question soit en fait un arbre tout entier.
Finalement, les échanges de cadeaux, quant à eux, ne sont pas non plus une invention des marchands modernes. Pensez-y : les peuples anciens, après avoir passé trois saisons à trimer dans les champs, se retrouvaient, l'hiver venus, calfeutrés dans leurs demeures. C'était donc le moment pour eux de se livrer à l'artisanat (histoire de s'occuper et de ne pas laisser s'échauffer les esprits oisifs). C'est donc l'hiver qu'on échangeait des vêtements fraîchement tissés contre des pots tous neufs ou des outils patiemment façonnés. De plus l'abondance de la récolte récente permettait de préparer des petites douceurs sucrées et de bons plats bien gras, destinés à augmenter les réserves de tous et de les aider à passer à travers les grands froids. Comme les feux de cuisine servaient également de source de chauffage, personne ne se plaignait si le plat du jour devait cuire pendant des heures.
Morale de cette histoire? Si vous désirez évacuer toute connotation chrétienne de votre Noël (pour des raisons personnelles ou d'accommodements raisonnables), notez bien que vous n'avez qu'à ne pas laisser grelotter un bébé sous votre sapin et à vous dispenser de la messe de minuit.
Ajoutez plutôt quelques miniatures de maisons enneigées et reprenez une part de tourtière! :)
(Par contre, côté musique, si vous ne voulez pas entendre parler de Dieu, d'ange ou du Christ, vous allez être plus embêtés...)
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Idée d'historienne
lundi 21 décembre 2009
Le Père Noël dans une étude débile
par
Gen
On nous rapporte ici qu'un très sérieux chercheur Australien a analysé l'image du Père Noël et conclut que celui-ci, qui est gros, pas en forme, fume la pipe, mange des biscuits et se promène en traîneau, incite à de mauvaises habitudes de vie.
Il remarque d'ailleurs que les pays où on "vénère" (sic) le Père Noël sont ceux où le taux d'obésité est élevé.
Il propose donc une nouvelle image du Père Noël : un homme mince qui fait du sport et qui s'entraîne en prévision du rude effort du 24 au soir. Il propose aussi qu'on donne plutôt du célèri et des carottes au Père Noël. Comme ça, il pourrait les partager avec les rennes. Excitant, n'est-ce pas comme personnage?
Bref, ce monsieur fait toutes ces analyses comme si le Père Noël était un modèle réel et non pas une figure que n'importe quel enfant de huit ans sait fictive. Il va même jusqu'à dire qu'il imagine "la réflexion d'un enfant de 12 ans : «il fume, il doit bien avoir 99 ans, et il n'est pas encore mort du cancer du poumon»." Je crois que le docteur voulait dire "débile-léger de 12 ans". À 12 ans, les enfants sont en sixième année. Ils savent très bien que le Père Noël n'existe pas et donc qu'il peut fumer tant qu'il veut des pipées qui n'existent pas non plus!!! (D'ailleurs, dans une classe d'élèves de 12 ans, vous prononcerez le mot "pipe" à vos risques et périls...)
Franchement, des fois, quand je lis les journaux, je me demande dans quel espèce de monde on vit! (Et aussi pourquoi est-ce que je prends le temps de lire les journaux...)
Il remarque d'ailleurs que les pays où on "vénère" (sic) le Père Noël sont ceux où le taux d'obésité est élevé.
Il propose donc une nouvelle image du Père Noël : un homme mince qui fait du sport et qui s'entraîne en prévision du rude effort du 24 au soir. Il propose aussi qu'on donne plutôt du célèri et des carottes au Père Noël. Comme ça, il pourrait les partager avec les rennes. Excitant, n'est-ce pas comme personnage?
Bref, ce monsieur fait toutes ces analyses comme si le Père Noël était un modèle réel et non pas une figure que n'importe quel enfant de huit ans sait fictive. Il va même jusqu'à dire qu'il imagine "la réflexion d'un enfant de 12 ans : «il fume, il doit bien avoir 99 ans, et il n'est pas encore mort du cancer du poumon»." Je crois que le docteur voulait dire "débile-léger de 12 ans". À 12 ans, les enfants sont en sixième année. Ils savent très bien que le Père Noël n'existe pas et donc qu'il peut fumer tant qu'il veut des pipées qui n'existent pas non plus!!! (D'ailleurs, dans une classe d'élèves de 12 ans, vous prononcerez le mot "pipe" à vos risques et périls...)
Franchement, des fois, quand je lis les journaux, je me demande dans quel espèce de monde on vit! (Et aussi pourquoi est-ce que je prends le temps de lire les journaux...)
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Tout et rien
samedi 19 décembre 2009
Une tradition solitaire
par
Gen
D'aussi loin que je me rappelle, la fin de semaine avant Noël donnait lieu à une réunion bien spéciale dans ma famille maternelle. Ma mère, ma grand-mère, ma petite soeur et moi nous réunissions le samedi matin dans la cuisine de ma mère pour une "popote des fêtes". (Les gars de la famille se trouvaient commodément quelque chose à faire ailleurs, histoire d'éviter la corvée, et, pour une fois dans l'année, on leur en voulait pas, trop contentes de se retrouver entre filles).
On préparait la viande à tourtière dans un immense chaudron (celui qui servait aussi à la fin de l'été pour ébouillanter les pots pour le ketchup aux fruits), en chantant des chants de Noël, échangeant les derniers potins familiaux et en nous chicanant à savoir quel était déjà le mélange d'épices employé l'année d'avant et s'il fallait ou non mettre quelques patates dans la viande.
Pendant que l'une d'entre nous surveillait la cuisson de la viande, les autres épluchaient des pommes, préparaient de la pâte à beigne, de la pâte à biscuit, des carrés aux Rice Crispies, du sucre à la crème, du sucre à tarte... Une fois la viande cuite, on commençait à préparer la pâte à tarte. Ma mère et ma grand-mère étaient des as du rouleau à pâte, capables de faire deux fonds de tarte le temps que je prépare un dessus. Voyant ça, ma petite soeur a abdiqué le rouleau et s'est toujours cantonnée au rôle de doreuse de croûte avec du jaune d'oeuf (et mangeuse de retailles de pâte crue). Moi j'essuyais les moqueries, mais je m'obstinait. À quatre, on avançait vite. Les tartes s'empilaient, le four ne désemplissait pas... À côté de nous, les lutins du Père Noël, c'était de la petite bière!
À la fin de la journée, il y avait de la farine partout dans la cuisine, nos mains sentaient le clou de girofle, la maison était surchauffée parce que le four avait marché toute la journée, le salon était envahi par les sous-plats horribles (ceux qu'on n'aurait jamais sortis devant la visite) destinés à protéger les tables des tartes, tourtières, plats de beignes et plaques de biscuits qui y refroidissaient, mais on avait de la bouffe de prête pour tout le temps des Fêtes... sinon pour l'hiver! Le soir, une fois les gars revenus, on mangeait notre première tourtière de la saison (et on les empêchait de dévorer tous les beignes).
Depuis trois ans, ma mère n'est plus en état de faire ce genre de corvée et ma grand-mère est trop âgée à présent. Cependant, je poursuis la tradition en solitaire. J'ai donc cuisiné toute la journée aujourd'hui, en compagnie de mes souvenirs.
Bilan de la journée : deux tourtières, une livre de cretons, quatre pâtés au poulet, deux gigantesques brioches aux fraises et six douzaines de petits bonhommes en pain d'épice. Pas mal pour une fille qui roule toujours sa pâte à la moitié de la vitesse atteinte par la grand-mère moyenne ;)
On préparait la viande à tourtière dans un immense chaudron (celui qui servait aussi à la fin de l'été pour ébouillanter les pots pour le ketchup aux fruits), en chantant des chants de Noël, échangeant les derniers potins familiaux et en nous chicanant à savoir quel était déjà le mélange d'épices employé l'année d'avant et s'il fallait ou non mettre quelques patates dans la viande.
Pendant que l'une d'entre nous surveillait la cuisson de la viande, les autres épluchaient des pommes, préparaient de la pâte à beigne, de la pâte à biscuit, des carrés aux Rice Crispies, du sucre à la crème, du sucre à tarte... Une fois la viande cuite, on commençait à préparer la pâte à tarte. Ma mère et ma grand-mère étaient des as du rouleau à pâte, capables de faire deux fonds de tarte le temps que je prépare un dessus. Voyant ça, ma petite soeur a abdiqué le rouleau et s'est toujours cantonnée au rôle de doreuse de croûte avec du jaune d'oeuf (et mangeuse de retailles de pâte crue). Moi j'essuyais les moqueries, mais je m'obstinait. À quatre, on avançait vite. Les tartes s'empilaient, le four ne désemplissait pas... À côté de nous, les lutins du Père Noël, c'était de la petite bière!
À la fin de la journée, il y avait de la farine partout dans la cuisine, nos mains sentaient le clou de girofle, la maison était surchauffée parce que le four avait marché toute la journée, le salon était envahi par les sous-plats horribles (ceux qu'on n'aurait jamais sortis devant la visite) destinés à protéger les tables des tartes, tourtières, plats de beignes et plaques de biscuits qui y refroidissaient, mais on avait de la bouffe de prête pour tout le temps des Fêtes... sinon pour l'hiver! Le soir, une fois les gars revenus, on mangeait notre première tourtière de la saison (et on les empêchait de dévorer tous les beignes).
Depuis trois ans, ma mère n'est plus en état de faire ce genre de corvée et ma grand-mère est trop âgée à présent. Cependant, je poursuis la tradition en solitaire. J'ai donc cuisiné toute la journée aujourd'hui, en compagnie de mes souvenirs.
Bilan de la journée : deux tourtières, une livre de cretons, quatre pâtés au poulet, deux gigantesques brioches aux fraises et six douzaines de petits bonhommes en pain d'épice. Pas mal pour une fille qui roule toujours sa pâte à la moitié de la vitesse atteinte par la grand-mère moyenne ;)
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Tout et rien
vendredi 18 décembre 2009
Les Fêtes et moi...
par
Gen
Il y a eu une époque de ma vie où les Fêtes avaient un sens. J'avais une famille unie qui chantait des cantiques en décorant le sapin. On allait à la messe de minuit avec une grand-maman le 24 et on déballait les cadeaux en pyjama le 25 au matin. On allait ensuite chez l'autre grand-maman et on chantait encore. Deux jours de cadeaux, festins, musique, cousins avec lesquels jouer. Puis il y avait le 31, qui réunissait tout le clan maternel...
De cette époque, il me reste une nostalgie de Noël, une excitation de petite fille devant la première neige. Une voix optimiste dans ma tête qui me dit "Youppi, les Fêtes s'en viennent!" dès la mi-novembre.
Malheureusement, ma famille a fini par éclater. Divorce de mes parents. Recomposition des couples de parents. Mon chéri est entré dans ma vie peu après. Pour lui c'est parents unis, mais grands-parents divorcés. La démultiplication des partys de famille ne semblait plus vouloir avoir de fin. Évidemment, depuis, à chaque année, on se retrouve avec un casse-tête à n'en plus finir pour réussir à voir les uns et les autres en ménageant tout le monde, en faisant des compromis, sans que personne ne se sente lésé... Bordel de relations humaines, quoi. Compliqué encore récemment par la santé de ma maman. Heureusement, à chaque fois, on réussit à s'entendre. L'horaire prend jamais exactement l'allure qu'on lui voudrait, mais on s'accommode. À chaque fois, rendue à la mi-décembre, la petite fille optimiste en moi, un peu essoufflée et échaudée, se dit qu'on va réussir à passer des belles Fêtes pareil. Qu'on va être contents de voir tout le monde...
Et puis, à chaque fois, il y a une tuile qui tombe à la dernière minute. Un autre compromis qui s'ajoute, un cadeau introuvable, un invité imprévu, une dépense de plus, un déplacement d'horaire... Pour l'angoissée qui se cache derrière ma façade de fille hyper-organisée, c'est la goutte d'eau, quoi. Celle qui me fait me dire que j'aurais dû étrangler la petite fille en moi dès l'apparition de la première neige; que je mettrais volontier les familles élargies dans des petites boîtes cadenassées pour les expédier aux Îles Muk-muk, sans adresse de retour; que j'aimerais avoir l'argent pour aller passer les Fêtes loin de tout le monde (avec seulement mon chum... ou même sans lui, selon les jours), idéalement dans un pays où personne sait pas chanter "Vive le vent"!
Évidemment, on finit toujours par s'arranger, mais seulement après moult émotions, prises de bec, revirements, quasi annulations, retours, reprises, malentendus, coups de fil, courriels...
Bref, je crois que j'aime plus tellement Noël.
Et vous?
De cette époque, il me reste une nostalgie de Noël, une excitation de petite fille devant la première neige. Une voix optimiste dans ma tête qui me dit "Youppi, les Fêtes s'en viennent!" dès la mi-novembre.
Malheureusement, ma famille a fini par éclater. Divorce de mes parents. Recomposition des couples de parents. Mon chéri est entré dans ma vie peu après. Pour lui c'est parents unis, mais grands-parents divorcés. La démultiplication des partys de famille ne semblait plus vouloir avoir de fin. Évidemment, depuis, à chaque année, on se retrouve avec un casse-tête à n'en plus finir pour réussir à voir les uns et les autres en ménageant tout le monde, en faisant des compromis, sans que personne ne se sente lésé... Bordel de relations humaines, quoi. Compliqué encore récemment par la santé de ma maman. Heureusement, à chaque fois, on réussit à s'entendre. L'horaire prend jamais exactement l'allure qu'on lui voudrait, mais on s'accommode. À chaque fois, rendue à la mi-décembre, la petite fille optimiste en moi, un peu essoufflée et échaudée, se dit qu'on va réussir à passer des belles Fêtes pareil. Qu'on va être contents de voir tout le monde...
Et puis, à chaque fois, il y a une tuile qui tombe à la dernière minute. Un autre compromis qui s'ajoute, un cadeau introuvable, un invité imprévu, une dépense de plus, un déplacement d'horaire... Pour l'angoissée qui se cache derrière ma façade de fille hyper-organisée, c'est la goutte d'eau, quoi. Celle qui me fait me dire que j'aurais dû étrangler la petite fille en moi dès l'apparition de la première neige; que je mettrais volontier les familles élargies dans des petites boîtes cadenassées pour les expédier aux Îles Muk-muk, sans adresse de retour; que j'aimerais avoir l'argent pour aller passer les Fêtes loin de tout le monde (avec seulement mon chum... ou même sans lui, selon les jours), idéalement dans un pays où personne sait pas chanter "Vive le vent"!
Évidemment, on finit toujours par s'arranger, mais seulement après moult émotions, prises de bec, revirements, quasi annulations, retours, reprises, malentendus, coups de fil, courriels...
Bref, je crois que j'aime plus tellement Noël.
Et vous?
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Tout et rien
jeudi 17 décembre 2009
Concours littéraires et malchance
par
Gen
Je l'ai déjà mentionné je crois, mais moi à date les concours littéraires : pfff! Autant mettre mes manuscrits direct au recyclage, j'économiserais sur les timbres.
Je crois l'avoir également déjà mentionné, mais je suis pas très chanceuse. Non seulement j'ai un petit naturel de gaffeuse, mais en plus il me semble que les circonstances ne me gâtent pas tellement. (Un exemple? Vous pouvez être sûrs que si j'échappe un style sans capuchon, il ne va pas tomber pointe en bas sur mon pantalon noir, mais bien sur un pan de ma nouvelle blouse blanche.)
J'ai donc décidé d'essayer d'exploiter ces deux aspects de mon être. Je me suis dit que ma malchance pourrait peut-être compenser l'inintérêt que les jurés littéraires démontrent à mon égard jusqu'ici. Alors j'ai pris une nouvelle que j'avais bien travaillé et je l'ai volontairement envoyée à la fois à une revue et à un concours (pas mal trop prestigieux pour moi) dont les pré-requis et dates de tombée concordaient, évitant ainsi tout dilemne.
Quin! Là normalement ça devrait marcher aux deux places! (J'suis pas folle, mais des fois j'comprends juste ce que je veux...)
Dans une optique plus terre à terre, là j'essaie de pondre quelque chose pour le concours XYZ (ne me dites pas que c'est bientôt, je le sais!). Il faudrait aussi que je me décide à renvoyer quelque chose à la gang d'Alibis, qui m'ont fortement encouragée à le faire. Manquerait juste que je mette la dernière main à un truc ou deux qui traînent...
Ah oui et j'ai mon roman à finir...
Addendum
Et j'ai cédé à la tentation. En démarrant ce blogue, je m'étais juré que ce serait ma seule "présence" électronique régulièrement entretenue. Pas de Twitter, de Goodreads et très peu de Facebook. Mais là, en entendant parler tous les autres blogueurs qui font de l'argent sur Côté Blogue, j'ai cédé. Je m'y suis ouvert un profil. J'ai même envoyé deux billets. Je n'attends plus que de voir ma binette apparaître dans leurs listes (quelqu'un peut me dire combien de temps ça va prendre?). Tant qu'à bloguer, si ça peut rapporter un peu, je me plaindrai pas. Surtout que mes billets seront des copier-coller de ce que j'écris ici. (Oui, oui, je suis horriblement matérialiste, je sais. Mais la banque qui détient un hypothèque sur ma maison n'est pas sensible à la beauté de l'art pour l'art...) :p
Je crois l'avoir également déjà mentionné, mais je suis pas très chanceuse. Non seulement j'ai un petit naturel de gaffeuse, mais en plus il me semble que les circonstances ne me gâtent pas tellement. (Un exemple? Vous pouvez être sûrs que si j'échappe un style sans capuchon, il ne va pas tomber pointe en bas sur mon pantalon noir, mais bien sur un pan de ma nouvelle blouse blanche.)
J'ai donc décidé d'essayer d'exploiter ces deux aspects de mon être. Je me suis dit que ma malchance pourrait peut-être compenser l'inintérêt que les jurés littéraires démontrent à mon égard jusqu'ici. Alors j'ai pris une nouvelle que j'avais bien travaillé et je l'ai volontairement envoyée à la fois à une revue et à un concours (pas mal trop prestigieux pour moi) dont les pré-requis et dates de tombée concordaient, évitant ainsi tout dilemne.
Quin! Là normalement ça devrait marcher aux deux places! (J'suis pas folle, mais des fois j'comprends juste ce que je veux...)
Dans une optique plus terre à terre, là j'essaie de pondre quelque chose pour le concours XYZ (ne me dites pas que c'est bientôt, je le sais!). Il faudrait aussi que je me décide à renvoyer quelque chose à la gang d'Alibis, qui m'ont fortement encouragée à le faire. Manquerait juste que je mette la dernière main à un truc ou deux qui traînent...
Ah oui et j'ai mon roman à finir...
Addendum
Et j'ai cédé à la tentation. En démarrant ce blogue, je m'étais juré que ce serait ma seule "présence" électronique régulièrement entretenue. Pas de Twitter, de Goodreads et très peu de Facebook. Mais là, en entendant parler tous les autres blogueurs qui font de l'argent sur Côté Blogue, j'ai cédé. Je m'y suis ouvert un profil. J'ai même envoyé deux billets. Je n'attends plus que de voir ma binette apparaître dans leurs listes (quelqu'un peut me dire combien de temps ça va prendre?). Tant qu'à bloguer, si ça peut rapporter un peu, je me plaindrai pas. Surtout que mes billets seront des copier-coller de ce que j'écris ici. (Oui, oui, je suis horriblement matérialiste, je sais. Mais la banque qui détient un hypothèque sur ma maison n'est pas sensible à la beauté de l'art pour l'art...) :p
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